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Note#60

Découvrir le coût du gouvernement Lecornu

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Quel est le coût des institutions sur lesquelles repose le fonctionnement de la démocratie ? Aux dépenses de l’exécutif (présidence 125 millions ; Gouvernement 166 millions), il convient d’ajouter celles du pouvoir législatif (AN 629 millions ; Sénat 359 millions) et du Conseil constitutionnel (18 millions), soit un coût global de 1,298 milliard d’euros représentant l'équivalent de 0,3% du budget de l’Etat (Chiffres 2025). Chaque année, un document retrace spécialement les dépenses de personnel des cabinets ministériels. Il s'agit d'un document annexé au projet de budget consacré "aux effectifs des cabinets ministériels" intitulé "jaune budgétaire" (du nom de sa couleur). Cette note fait l'analyse de ce dernier "Jaune" disponible à la date de juillet 2026. Ce dernier fait état des effectifs affectés aux cabinets ministériels des 35 ministres du gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu (19 ministres de plein exercice et 16 ministres délégués) ainsi que leur rémunération (brute), étant précisé qu' un cabinet ministériel comprend les conseillers (dont le nombre est plafonné, sauf pour le Premier ministre) et un personnel–support (secrétariat, logistique, sécurité, intendance) fourni par le ministère et sans lequel le cabinet ne pourrait fonctionner.

Dans cette Note #60 signée par son président René Dosière, l'Observatoire de l'éthique publique (OEP) passe au criblage les dépenses et effectifs des cabinets ministériels du gouvernement Sébastien Lecornu.

Les chiffres clés :

  • 165,7 millions d'euros : C'est le coût total des cabinets du Premier ministre et des 35 ministères (19 ministres de plein exercice et 16 ministres délégués).
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  • 2 599 collaborateurs : L'effectif gouvernemental compte 459 conseillers et 2 140 personnels de support (sécurité, intendance, secrétariat).
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  • Écarts de rémunération : Les conseillers issus de la fonction publique touchent en moyenne 10 024 € brut par mois, contre 7 350 € pour les contractuels.
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Une information financière encore partielle : L'OEP dénonce la persistance d'une opacité sur l'attribution discrétionnaire des indemnités de sujétions particulières (ISP), ainsi que l'absence de données publiques sur les frais de fonctionnement des cabinets (immobilier, véhicules, logistique).

8 propositions pour la transparence : Face à ces constats, l'OEP avance 8 recommandations concrètes, préconisant notamment d'intégrer le cabinet présidentiel au « jaune budgétaire », d'imposer la publication des coûts de fonctionnement et d'instituer un Déontologue du Gouvernement.

 

 

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Publié le 05/11/2026 ∙ Média de publication : Le Monde

L'auteur

René Dosière

René Dosière

Président - Député honoraire